Peut-on tomber enceinte avec un SOPK?

Peut-on tomber enceinte avec un SOPK ? Comprenez l’impact du syndrome sur l’ovulation et la fertilité, et découvrez les solutions d’accompagnement.

SPHÈRE GYNÉCOLOGIQUE

Margaux Gérard ostéopathe

Peut-on tomber enceinte avec un SOPK ?

La réponse est oui!

Le SOPK peut rendre la conception plus difficile chez certaines femmes, principalement parce qu’il peut perturber l’ovulation. Les cycles peuvent être irréguliers ou espacés, avec des ovulations moins fréquentes ou parfois abscentes ce qui réduit les possibilités de conception spontanée.

Cependant, le SOPK ne signifie pas une infertilité définitive. De nombreuses femmes atteintes de ce syndrome ont une grossesse naturellement, tandis que d’autres peuvent avoir besoin d’un accompagnement médical pour favoriser l’ovulation et augmenter leurs chances de concevoir.

Que se passe-t-il concrètement au niveau des follicules ?

Pour comprendre les difficultés d’ovulation dans le SOPK, il faut s’intéresser aux follicules, de petites structures présentes dans les ovaires qui contiennent chacune un ovocyte.

Au cours d’un cycle menstruel normal, plusieurs follicules commencent leur développement, puis l’un d’entre eux devient progressivement le follicule dominant. Il poursuit sa croissance jusqu’à maturité et libère l’ovocyte au moment de l’ovulation.

Dans le SOPK, ce processus peut être perturbé. De nombreux follicules commencent leur développement mais restent bloqués à un stade précoce, souvent autour de quelques millimètres. Ils ne parviennent pas toujours à devenir un follicule dominant suffisamment mature pour ovuler. C’est notamment cette accumulation de petits follicules qui peut donner aux ovaires leur aspect « polykystique » à l’échographie : il ne s’agit pas réellement de kystes, mais de nombreux petits follicules.

Pourquoi ce blocage ?

Le SOPK entraîne un déséquilibre complexe entre plusieurs hormones. Une production excessive d’androgènes (« hormones masculines »), une sensibilité particulière à l’insuline chez certaines femmes et des modifications de la régulation entre le cerveau, l’hypophyse et les ovaires peuvent perturber la maturation folliculaire. L’insuline élevée peut notamment stimuler la production d’androgènes par l’ovaire et amplifier les perturbations hormonales.

Le follicule peut alors rester « en attente » sans parvenir à maturité. L’ovulation devient moins fréquente, voire absente certains cycles. C’est ce qui explique en partie les règles irrégulières ou espacées et, chez certaines femmes, les difficultés à concevoir.

Il est important de préciser que le fonctionnement du SOPK est très variable d’une femme à l’autre : toutes les femmes atteintes de SOPK n’ont pas les mêmes symptômes, ni les mêmes difficultés d’ovulation.

Comment peut-on être aidée médicalement lorsqu’on souhaite une grossesse ?

Lorsque le SOPK entraîne une absence ou une insuffisance d’ovulation et qu’une grossesse est souhaitée, un accompagnement médical peut être proposé. L’objectif est notamment de favoriser la maturation d’un follicule dominant et de permettre l’ovulation.

Le traitement dépend de la situation de chaque femme et du bilan de fertilité du couple. Lorsque l’infertilité est liée à une absence d’ovulation dans le cadre d’un SOPK, deux médicaments peuvent notamment être utilisés pour stimuler l’ovulation :

  • Le létrozole : il diminue temporairement la production d’œstrogènes. Le cerveau perçoit alors cette diminution et augmente la stimulation hormonale de l’ovaire, notamment via la FSH. Cela peut permettre à un follicule de reprendre sa croissance, de devenir dominant puis d’ovuler.

  • Le citrate de clomifène : il agit en modifiant temporairement la perception des œstrogènes par le cerveau. Celui-ci augmente alors la stimulation hormonale des ovaires, ce qui peut favoriser la croissance folliculaire et l’ovulation.

Ces traitements sont prescrits et surveillés par un professionnel de santé, généralement un gynécologue ou un spécialiste de la fertilité. Le traitement peut nécessiter des échographies afin de suivre la croissance des follicules et de limiter notamment le risque de réponse ovarienne excessive ou de grossesse multiple.

Dans certaines situations, d’autres traitements peuvent être proposés, notamment des gonadotrophines injectables ou, lorsque les traitements d’induction de l’ovulation ne fonctionnent pas, une fécondation in vitro (FIV).

Dans certaines situations, d’autres traitements peuvent être proposés, notamment des gonadotrophines injectables ou, lorsque les traitements d’induction de l’ovulation ne fonctionnent pas, une fécondation in vitro (FIV).

Margaux Gérard

Ostéopathe Villeurbanne

Ostéopathe PMA Lyon
Ostéopathe PMA Lyon